Zoom à Guénin
Comme beaucoup d'entre vous,
Anne-Marie a ressenti le besoin de venir
en aide aux autres. Un grand Bravo à elle
ainsi qu'à toutes celles qui participent à la solidarité collective.
Lorsqu’elle a pris connaissance des manques à l’occasion du confinement généré par le Covid-19, Anne-Marie Corbel, de Guénin (Morbihan), s’est rapidement mise au travail pour confectionner des masques, associant ainsi sa passion pour la couture et son envie d’aider.
« Du matin au soir, je coupe, pique et couds »
Anne-Marie a mis de côté momentanément les vêtements qu’elle créait pour ses petits-enfants pour les beaux jours. Désormais, ses journées sont bien réglées. « Du matin au soir, je coupe, pique et couds des masques. Je fais quelques pauses pour aller me dégourdir
les jambes et ne pas risquer le dos bloqué ! ».
Son modèle ? « Lors de la naissance de mon petit-fils, je n’étais pas en grande forme. Je toussais, mais je voulais pourtant aller le voir, en préservant tout le monde. Je suis donc allée à la pharmacie, et ma pharmacienne m’a gentiment offert plusieurs. J’en ai utilisé un et j’ai gardé les autres. Comme quoi, tout peut servir ! ».
« J’ai des réserves de tissus !»
Pour le tissu, pas de problème ! « Je fais du patchwork depuis 8 ans ; j’ai donc des réserves de tissu. ». Ce qui est sûr, c’est qu’avec Anne-Marie, il y a de la variété, des modèles uniques, fabriqués avec une grande rigueur ! « Je mets deux épaisseurs de tissu. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont apporté du fil, super-solide en plus, ainsi que des élastiques ! ».
Ses premiers masques, elle les a distribués autour d’elle, à des amis, des voisins, des aide-ménagères, un médecin, ainsi qu’aux personnes qu’elle connaît et qui ont une santé fragile. « Dernièrement, Hélène Corrignan, de Baud, qui en confectionne aussi et qui vient les chercher pour les déposer, m’a fait part d’un besoin pour le CCAS de Baud. ».
« Ça fait du bien de se sentir utile »
Du coup, Anne-Marie redouble d’efforts : « Ça me fait du bien, de savoir que je peux être utile durant cette période de confinement, et d’espérer que ces masques seront précieux pour préserver la santé des uns et des autres. ». Depuis le début, elle en a fabriqué plusieurs centaines, à raison d’une moyenne de 20 par jour ! « Ils peuvent se laver et sont ainsi réutilisables longtemps. Avant de les donner et après les avoir lavés, je les mets dans l’eau bouillante, et je les repasse. ». Anne-Marie espère continuer longtemps sa fabrication de masques. Ce qui risque de lui manquer ? « Les élastiques ! Si des personnes ont des élastiques, de toutes sortes, je suis intéressée ! ».
Contact : 02 97 39 05 13.

